Pinkerton (la BD, pas l'album)

dimanche 24 février 2019

Aujourd'hui, je vais vous parler d'une excellente BD qui nous vient du Québec et dont je peine à mesurer le degré de reconnaissance qu'elle a obtenu en France.


Il faut dire que, depuis sa parution en 2011, je ne connais qu'un seul bonhomme qui l'ait évoquée et, après toutes ces années à m'en parler, il a eu la bonne idée de me la prêter (Merci Guy !).

Cette BD c'est Pinkerton de François Samson-Dunlop et Alexandre Fontaine Rousseau et elle raconte la tentative de deux amis fraîchement célibataires de se défaire de l'influence néfaste de l'album de Weezer du même nom sur leur vie sentimentale ratée.

Pour tous ceux qui connaissent cet album, et pour tous les veinards qui ne le connaissent pas encore (ni son contexte aheum émotionnel et autobiographique), c'est une lecture recommandable à plus d'un titre mais je me contenterai seulement d'anticiper vos questions les plus sceptiques.

Est-ce qu'on va se taper un commentaire de texte des paroles super chiant et pointu ?
> Non. L'évocation de l'album se fait piste par piste mais c'est complètement intégré à la quête d'exorcisme de nos deux protagonistes. Et c'est jamais chiant.

Est-ce qu'on va se taper une énième discussion entre adulescents attardés sur leurs problèmes existentiels/dérisoires/de couples ?
> Oui. Ça par contre, vous y aurez droit. Avant de partir en courant, sachez seulement que la langue déployée dépasse de très loin le niveau habituel des conversations de célibataires (ya bien quelques expressions québecoises plus ou moins cheloues mais Guy m'avait prévenu donc j'ai pas été pris en traître).

"Notre génération élevée à Loser de Beck, à Creep de Radiohead et aux frasques de Kurt Cobain est l'aboutissement de la musique pop et rock vers le phénomène de "Conditionnement romantique négatif
[...]
Nous avons, avant même d'avoir vécu de réelles relations amoureuses, appris à craindre le couple par l'entremise de centaines de chansons glorifiant l'échec et la mélancolie"

Est-ce qu'on va se taper des
> Je vous arrête tout de suite, vous posez beaucoup trop de questions. Le dessin est lo-fi mais il est farpait, il n'en faut pas plus. Nos amis sont bavards, ça demande de la place de tout caser.

Et puis si vous êtes un fan de Weezer (= un indie nerd que la discographie bipolaire de ce groupe fait souffrir), vous trouverez du réconfort dans ces pages ainsi que dans certains références clins d'oeil. A titre personnel, ça m'a fait plaisir de voir les nanas de Sheezer évoquées ^_^

Bref, en une lecture, ce petit livre vient de se ranger instantanément au rayon des classiques de la BD dédiée au rock indé (aux côtés des ouvrages de Halfbob, Terreur Graphique, Alex Robinson, Peter Bagge et autres).

Pour finir ce post, afin d'accompagner notre rupture, et jusqu'à nos retrouvailles, je vous dis "à bientôt" en compagnie de cette bande son idéale.



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