{"id":6415,"date":"2020-08-04T17:41:38","date_gmt":"2020-08-04T15:41:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.wonderflu.com\/blog\/?p=6415"},"modified":"2020-08-04T17:41:38","modified_gmt":"2020-08-04T15:41:38","slug":"the-strangest-tribe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.wonderflu.com\/blog\/2020\/08\/the-strangest-tribe\/","title":{"rendered":"The Strangest Tribe"},"content":{"rendered":"\n<p>Aujourd'hui, cet obs\u00e9d\u00e9 de Santiago va vous tenir la jambe avec un livre qui parle de musique \u00e0 Seattle. Ouais, encore...<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"313\" height=\"500\" src=\"http:\/\/www.wonderflu.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/the-strangest-tribe.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6416\" srcset=\"https:\/\/www.wonderflu.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/the-strangest-tribe.jpg 313w, https:\/\/www.wonderflu.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/the-strangest-tribe-188x300.jpg 188w\" sizes=\"(max-width: 313px) 100vw, 313px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Cette fois-ci, la grande tapisserie qui raconte l'histoire du grunge est enrichie par un d\u00e9nomm\u00e9 Stephen Tow et son livre s'appelle <strong>\"THE STRANGEST TRIBE : How a group of Seattle rock bands invented grunge\"<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Apparemment, il l'a mauvaise de voir que pas grand monde s'int\u00e9resse au Seattle d'avant \"le ph\u00e9nom\u00e8ne grunge\". Il semble notamment avoir pris en grippe une petite phrase au d\u00e9but de l'excellent documentaire \"Hype!\" o\u00f9 un intervenant (Steve Fisk je crois) en parle en qualifiant le pre-grunge de \"lame\".<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Happy Hunting Ground\" width=\"625\" height=\"469\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/XN-UtL5kaDE?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>Le point non n\u00e9gligeable de son approche est qu'il n'est ni journaliste, ni un t\u00e9moin direct ou un fan de la premi\u00e8re heure, c'est surtout un historien de formation. Du coup, il avance plut\u00f4t m\u00e9thodiquement et r\u00e9pertorie tous les petits changements \u00e0 l'\u00e9chelle de la ville qui, petit \u00e0 petit, la rendront euh structurellement m\u00fbre pour permettre l'\u00e9mergence d'une sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<ul><li>les diff\u00e9rentes zones musicales de Seattle qui se font et se d\u00e9font au fil du temps. Le quartier de la fac (U-Dub), Capitol Hill, Pioneer Square. Les metalleux de la classe moyenne dans les banlieues de l'est (beaucoup de reprises, peu de compos mais un niveau technique pas vilain)<\/li><li>les salles qui se cr\u00e9ent, les \"all-ages\" qui vont et viennent : The Bird, Showbox, etc.<\/li><li>les fanzines, magazines et radios qui soutiennent (ou pas, bonjour Charles R. Cross) la sc\u00e8ne locale<\/li><li>les labels : Popllama, C\/Z...<\/li><li>les groupes bien s\u00fbr : Blackouts, 10 Minutes Warning, Young Fresh Fellows, les Squirrels, Fastbacks, U-Men, Green River, Malkfunshun et tant d'autres<\/li><li>les tourneurs qui font venir des \"gros\" groupes de punk et post-punk permettant ainsi d'apporter un peu d'oxyg\u00e8ne \u00e0 cet espace-temps musical plut\u00f4t verrouill\u00e9 qu'est Seattle dans les '70-'80 (le coin perdu en haut \u00e0 gauche des USA est plus difficile \u00e0 irriguer que les autres centres musicaux historiques)<\/li><\/ul>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"U-Men - Gila\" width=\"625\" height=\"352\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Av4VCs2OAoI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>Au niveau musique, il documente presque toutes les tentatives ayant eu lieu ainsi que leurs d\u00e9clinaisons : glam, punk, hardcore, post-punk, power pop, simili Paisley underground, folk, oh un groupe super bon qui s'appelle Myth et qui deviendra Queensryche<\/p>\n\n\n\n<p>Et il illustre bien le passage du \"Seattle Syndrome\" \u00e0 la fiert\u00e9 r\u00e9gionale promue tr\u00e8s t\u00f4t par Bruce Pavitt dans Sub Pop, son fanzine\/\u00e9mission de radio\/\u00e9dito qui allait devenir label. <br \/>Le Seattle Syndrome, si vous vous demandez, c'est le nom d'une compile sortie en '81 regroupant des groupes de Seattle mais c'est surtout cette esp\u00e8ce de loi qui voulait qu'un groupe du coin doive quitter Seattle pour r\u00e9ussir. Dit comme \u00e7a de nos jours, \u00e7a peut para\u00eetre \u00e9trange parce que les groupes continuent \u00e0 s'\u00e9tablir \u00e0 Seattle pour faire carri\u00e8re (m\u00eame 30 ans apr\u00e8s la vague grunge) mais \u00e0 l'\u00e9poque, les groupes de la ville qui en voulaient partaient pour Boston, Los Angeles, San Francisco ou New-York (spoiler alert : en g\u00e9n\u00e9ral, \u00e7a leur r\u00e9ussissait pas).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Someone Else&#039;s Room\" width=\"625\" height=\"469\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/uHR_UaiOLGY?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>Parmi tous les atouts de ce livre, je vous fais un inventaire \u00e0 la p\u00e9p\u00e8re : il met bien en lumi\u00e8re l'apport d'Olympia (KAOS, Op magazine, K records), il fait (re)vivre les balbutiements des futures demi-l\u00e9gendes de \"la sc\u00e8ne\" (Mark Arm et Tad Doyle \u00e0 la batterie, si jamais je l'avais d\u00e9j\u00e0 su, je l'ai oubli\u00e9) et tord le cou \u00e0 l'image \"dark et tortur\u00e9e\" qui a d\u00e9teint sur Seattle suite  au storytelling grunge officiel (beaucoup de traits d'humour, de  potacheries et de happenings d\u00e9biles sont cit\u00e9s). <\/p>\n\n\n\n<p> Et, petit bonus appr\u00e9ciable, il n'oublie jamais de mentionner ces petits riens qui deviendront des  grandes histoires : tiens, Chris Hanzsek ouvre le studio Reciprocal  Recordings, tiens Susan Silver aide son mec de l'\u00e9poque \u00e0 rep\u00e9rer des  groupes de punk pour sa salle de concerts, etc. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Gas Huffer - Janitors Of Tomorrow (Full Album)\" width=\"625\" height=\"469\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Xfk_9lH00i4?start=560&feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour la faire courte, il \u00e9tudie tous les ruisseaux, quelle que soit leur taille. Tout en sachant (et nous avec lui) qu'au bout du bout, il y a un grand fleuve qui nous attend. Son aval a tr\u00e8s souvent \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9, l'amont tr\u00e8s peu et on peut remercier Stephen Tow de s'y \u00eatre coll\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Bonne lecture (et probablement bonnes vacances) \ud83d\ude42<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aujourd'hui, cet obs\u00e9d\u00e9 de Santiago va vous tenir la jambe avec un livre qui parle de musique \u00e0 Seattle. 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